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Pêche en eaux profondes ou aquaculture ? Tout savoir sur l'industrie du poisson.

La pêche nous évoque souvent l’activité conviviale des vacances partagée avec ses anciens, pratiquée en bord d’eau ou sur un petit bateau à l’aide d’une canne à pêche rafistolée ou ayant déjà servie. Nous sommes nombreux en France à s’être déjà adonnés à cette pratique, pour le plaisir de choisir les meilleurs hameçons et appâts, de voir bouger la ligne, ou encore pour le défi de ramener quelques poissons à la maison. Pour autant, la pêche est aussi et surtout, une filière française qui pèse : nous sommes le troisième producteur de produits de la mer d’Europe après l’Espagne et le Royaume-Uni. Nous avons produit un total de 758000 tonnes de poissons en 2016, et l’espèce que les marins ont le plus remontée dans leurs chaluts est sans surprise, le thon. Parmi les bateaux français, ce sont évidemment les chalutiers exclusifs qui vendent le plus de poissons dans les halles à marées (82000 tonnes en 2018). Avec plus de 20000 emplois directs, une flotte de plus de 7850 navires et une soixantaine de ports de pêche, la filière pêche maritime française constitue vous l’aurez compris, une filière économique essentielle au développement de nos régions, et en croissance, comme à Cherbourg par exemple ! Vous vous demandez sûrement de quel matériel la France dispose pour faire tourner une si industrie si lourde. Près de 80 pourcent de la flotte métropolitaine concerne les petits navires de moins de 12 mètres, utilisés pour la petite pêche (sortie de moins de 24 heures). 15 pourcent sont des navires de 12 m à 24 m, majoritairement utilisés pour la pêche côtière (sortie comprise entre 24 h et 96 h). Un peu plus de 3 pourcent des bateaux font de 24 m à 40 m et sont utilisés pour la pêche au large (sortie de plus de 96 heures) et enfin, 1 pourcent seulement des bateaux métropolitains mesurent 40 mètres et plus et sont utilisés pour la grande pêche (sortie de 20 jours à plusieurs mois). Les engins les plus utilisés sont la drague, le casier, le filet et le chalut. Les flottilles françaises naviguent dans les eaux métropolitaines, dans les DOM/TOM comme en Martinique ou en Amérique.

Les français consomment de plus en plus de poisson. Dans nos rayons et sur les étals, c’est souvent vers le bar ou le cabillaud que notre choix se porte. Mais où et quand peut-on espérer les pêcher ? Aux abords de la Méditerranée vous aurez peut-être la chance de pêcher le loup, plus connu sous le nom de bar. Il mesure en général une trentaine ou une quarantaine de centimètres et son régime se compose principalement de lançons. Pêcher un bar, c’est un peu comme trouver le Graal, et nombre de pêcheurs n’hésitent pas à prendre en photo leur exploit. La saison commence en Avril et se termine en Décembre. Le cabillaud, aussi appelé morue lorsqu’il est séché et salé, se pêche quant à lui en Bretagne dans la Manche, en Atlantique et au Groenland, de préférence en Mars, Avril, Octobre et Novembre. Chacun de ces poissons évoluent dans des environnements et des contextes différents, c’est pour cette raison qu’il convient de vérifier l’indice de pêchabilité en amont de votre sortie, afin de vous mettre sur leur passage au bon moment et au bon endroit. La bouvière est un poisson d’eau douce de petite taille (8 à 10 cm, une quinzaine de cm au maximum) qui vit essentiellement en Orient et en Europe : elle n’a pas grand intérêt en ce qui concerne la pêche. Découvrez l’équipement idéal pour chaque pêche sur notre site et devenez maître dans l’art de la pêche.

Pour connaitre les statistique liées à la pêche en France mais aussi dans les autres pays du monde, mieux vaut se référer à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) : c’est l’organisme qui étudie et publie chaque année, les chiffres clés de l’emploi dans la pêche (pêcheurs et aquaculteurs), la quantité totale de poissons pêchés en tonnes par espèces (thon, saumon, sardine entre autres), la consommation de poisson etc. La FAO donne également des indications sur l’état des stocks des espèces aquatiques, par famille. Au total, entre les moyennes et les sommes sur les périodes données, il y a matière à travailler. Pour autant, son rôle ne s’arrête pas là puisque c’est lui qui met en place les directives liées à la pêche dans le monde.

La FAO donnait en 2015 le coup d’envoi de son Programme de développement durable. Elle a mis en place 17 objectifs de développement durable dont une bonne partie liée à la protection des océans, des mers et des ressources marines. En effet, pour réussir à nourrir durablement et de manière nutritive une planète qui comptera bientôt 10 milliards d’habitants, il reste encore beaucoup de progrès à faire en termes de pêche responsable, et l’aquaculture apparaîtrait comme une stratégie durable à adopter. Car si notre capacité de pêche a augmenté ces dernières années, la population mal nourrie est elle aussi en augmentation : l’accès à une alimentation nutritive est inégalitaire et des peuples, principalement d’Afrique continuent de souffrir de malnutrition. Amérique, Océanie, Afrique… quels sont les endroits de la terre ou l’on pêche le plus et dans quelles proportions ? Dans un premier temps il faut se rendre compte de la proportion entre pêche de capture et aquaculture. Cette dernière n’a cessé d’augmenter au fil des années (environ 5,3 pourcent de croissance par an entre 2001 et 2018) et représentait une capacité de production en 2018 égale à 62,5 pourcent de la production mondiale de poissons. Les deux productions confondues, l’Asie est et restera selon les projections de la FAO, le premier producteur mondial d’ici à 2030, avec un total de 89% de la production mondiale de poissons. L’Afrique connaîtra également selon la FAO, un développement accru avec 48 points de croissance, grâce à la puissance de ses exploitations aquacoles.
Focus sur le thon : le thon Rouge, le thon Obèse, le thon Germon, le thon Albacore et le thon Listao sont les cinq espèces les plus pêchées de ce poisson migrateur. En 2018, les captures de thons n’ont cessé d’augmenter, atteignant leur niveau le plus élevé avec 7,9 millions de tonnes. Plus de la moitié de ces captures concernent le thon Listao destiné à une utilisation type conserve. Le thon se pêche dans tous les océans et quelques mers. En Martinique par exemple, il se pêche à la traîne. Autrefois menacé de disparition à cause de la surpêche, le Thon Rouge voit son stock se reconstituer d’année en année, et il est aujourd’hui possible d’en trouver tout le long des côtes françaises, de Cherbourg à Nice en passant par Sète, et même dans l’eau des DOM comme à Fort-de-France. L’Australie est un autre bon élève car depuis quelques années, elle met également en œuvre des stratégies pour reconstituer le stock de Thon Rouge disponible dans ses eaux.

En 2018, la production halieutique totale de la France s’élevait à 640000 tonnes, pour une valeur d’environ 1,7 milliard d’euros. Cette somme faramineuse, nous la devons à nos gens de la mer. Nous employons environ 16000 marins à temps plein, dont 70% en France métropolitaine. Il faut savoir que la moitié de ces 16000 marins sont envoyés en Atlantique Nord-Est, que la Méditerranée en emploie environ 15 pourcent et que le trio Guadeloupe/Martinique/Réunion-Mayotte en emploie chacun 9 pourcent. Véritable métier passion, être marin n’est pour autant pas de tout repos : les déplacements quotidiens, la vie sur un bateau loin des terres, le caractère physique, le nombre d’heures d’astreinte et d’autres raisons encore en font un métier loin d’être de tout repos. Ces dernières pourraient expliquer en partie la baisse constante des effectifs de marins d’année en année.

Et pourtant, la production halieutique mondiale, elle, continue d’augmente. Cette augmentation nous la devons aux progrès qui ont été fait en matière de pêche. Nous la devons aussi aux aquaculteurs qui produisent une proportion plus importante que celle de la pêche de capture. Selon la FAO la pêche continentale constitue également une ressource fondamentale d’alimentation, à la fois accessible et abordable. Pour reprendre l’exemple du thon (qui fait partie de la famille des scombridés) on peut le retrouver sur les étals de notre pays de mai à septembre. L’été est la période la plus propice pour se délecter d’un thon pêché dans nos mers. Vous vous apercevrez aussi que le Thon Rouge de méditerranée est toujours bagué et possède un numéro de série, à l’instar d’une immatriculation.

L’équilibre de nos stocks de poisson et de la biodiversité sur Terre est un sujet on ne peut plus d’actualité qui ne date pas pourtant d’hier. En 1997 déjà, Unilever alors premier acteur du poisson congelé, s’associait à WWF en créant la Marine Stewardship Council (MSC), un écolabel garantissant une pêche durable et qui évite les prises accessoires d’autres espèces. Cette norme a été créée à la suite d’une alerte donnée sur la baisse de prise d’anchois (engraulis encrasicolus). Quelques années plus tard, cette norme a pourtant été au cœur d’une controverse, et la confiance dans les labels liés à la pêche s’est affaiblie. Dans les années 2010, a éclaté une polémique sur le colin d’Alaska, que l’on pouvait retrouver sur les étals des enseignes de grande distribution. L’industrie a été mise à mal des années durant avec des affaires mêlant industriels et scientifiques, menant parfois aux cours de justice.
Dans l’optique de reconstituer des stocks à des niveaux sains et permettre au secteur halieutique de satisfaire la demande mondiale tout en respectant l’environnement, plusieurs pays ont testé des solutions. Le Pérou, dont les côtes abritent l’anchois “anchoveta” a instauré à la fin des années 2000, un système de quotas des prélèvements de cette espèce. Le Maroc a lui décidé d’investir dans un système de géolocalisation des bateaux par satellite, garantissant une vraie traçabilité. Dans le Pacifique, l’accord de Nauru a permis d’organiser et de raisonner la pêche au thon tout en augmentant les revenus de ses habitants. En Oman, les autorités ont mis en place un projet stratégique afin de relancer le développement des secteurs de la pêche et de l’aquaculture, tout en améliorant les niveaux de vie de ses travailleurs.

Il faut le dire, des progrès ont été fait, et les chiffres sont toujours plus précis. Cependant, les réflexions et mesures prises ces dernières décennies au niveau mondial concernant l’industrie de la pêche excluaient quasiment toujours les petits pêcheurs de l’équation. Pourtant, ces « fishworkers » se sont rendus compte qu’ils faisaient face à des problématiques similaires à travers le monde, qu’ils pêche en rivière, ou en mer. C’est alors qu’est né un mouvement altermondialiste halieutique. Ce réseau de pêcheurs locaux milite pour une filière durable et sociale. Pourtant, alors que la proportion de pêche en mer ou en eau vive baisse, l’aquaculture elle, ne cesse d’augmenter : ce sont des milliers de milliard de poissons qui proviennent chaque année des élevages. Des enquêtes ont été menée sur les élevages intensifs de poissons, par des association et des scientifiques. Il apparaît que le poisson est un animal intelligent qui ressent des émotions comme le plaisir, la peur ou la douleur. Ces associations ont mis en lumière ces faits afin d’alerter le consommateur sur les pratiques non respectueuses des élevages intensifs. Bien que les aquaculteurs attendant l’âge et la maturité réglementaires des poissons, ils n’en demeurent pas moins nourris grâce à la farine issus d’autres poissons capturés dans les eaux des océans. Comme dirait l’expression familière : c’est le serpent qui se mord la queue. Qui est le vrai prédateur dans ce cas-là ?

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